mercredi 19 avril 2017

Là où les lumières se perdent, David Joy

Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie Jenkins, Jacob préfère garder ses distances. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter, régler les affaires de son père de la façon la plus expéditive qui soit. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes ou bien suivre la voie paternelle ?

Pour un premier roman, David Joy nous offre une oeuvre magistrale. Suivre Jacob dans ses  débats intérieurs, ses doutes et ses révoltes vis à vis son père, sa mère et tout ce qui concerne cette violence auquel il fait face depuis qu’il est tout petit. Un père que tout le monde craint, baron de la drogue,  une mère junkie, bref, la vie ne l’a pas vraiment choyé et son destin semble tout tracé d’avance : suivre les traces de son père.

Mais Jacob n’est pas Charly McNeely, cette violence, ne lui va pas.  Là où les lumières se perdent est une histoire d’emprise d’un père sur son fils mais Jacob est un être particulier et différent; bien sûr Jacob se drogue mais malgré ses failles et ses défauts, il est difficile de ne pas s’attacher à lui.  Tout au long de ce roman, je n’avais qu’une envie; l’aider à se sortir de toute cette violence, de ne pas se résigner et de croire que c’est cette sale vie qui l’attend mais plutôt de croire en ses rêves de quitter cette ville et surtout de se sortir enfin des griffes de son père.

C’est un roman passionnant que celui-ci. Noir, dur, triste plus souvent qu’autrement mais accrocheur page après page parce qu’on a envie de savoir ce que ce jeune homme va faire, s’il va enfin réussir sa quête.

J’ai adoré ce roman malgré son atmosphère sombre, étouffante et les constants bouleversements qui minent le jeune héros. Un sacré personnage dont l’auteur, sous une écriture à la fois puissante et sensible à la fois, a su magnifiquement retransmettre les pensées, les désirs et les peurs de Jacob. Bref, le rendre si proche que, lorsque j’ai refermé la dernière page, j’ai ressenti un grand vide.

Finalement, Là où les lumières se perdent est un roman que je qualifierais de supérieur pour la force et la justesse d’écriture de David Joy qui a su  très bien maîtrisé l’humanité telle qu’on la voit trop souvent aves sa détresse, ses bouleversements, sa cruauté et celle où existe l'espoir et le désir de croire que la vie peut être aussi très belle.
Un roman coup de poing qu’il vous faut découvrir.


Là où les lumières se perdent, David Joy
Sonatine, 2016
Merci aux Éditions Sonatine et à Interforum Canada

mardi 11 avril 2017

Toutes les fois où je ne suis pas morte, Geneviève Lefebvre


Trois jours après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Catherine quitte Montréal pour Bruxelles. Elle va rejoindre Matt Lewis, journaliste de guerre pour la BBC, son ami de toujours. Ils ont six jours pour s'aimer. Entre leurs désirs et la réalité, dans une ville sous la menace terroriste, rien ne se passe comme prévu.
De Montréal à Molenbeek, de Paris à Shanghai, tous les territoires sont occupés, la haine n'a jamais été si facile, et la sécurité n'existe pas.
Il ne reste plus qu'à aimer.

D’emblée, je dois dire que bien qu’ayant noté d’autres titres de l’auteure que l’on me conseille depuis un bout, Toutes les fois où je ne suis pas morte est ma première rencontre avec les mots de Geneviève Lefebvre et j’avoue : ce dernier roman est un beau préambule aux autres écrits de l’auteure que je vais m’empresser de découvrir.

Oh le sujet n’est pas rose car axé sur le mal, la guerre, le terrorisme et ses graves conséquences. Bien sûr il y est question d’amour mais pas vraiment celui auquel on rêve tout simplement parce que celui des protagonistes s’avère impossible, brutal, sauvage. L’amour malmené, brisé comme pour Catherine dont le cœur est mort depuis tant de temps et qui espère connaître celui qui pourrait naître par et pour Matt. Mais ce bel ami journaliste, côté cœur, semble manqué de courage! Puis l’amour maternel, totalement déchiré, d’une femme pour son fils, Cédric alias Malik, partit rejoindre le djihad!

La vie de deux êtres tourmentés, déçus par la vie, l’amour et par les autres autour d’eux c’est ce que nous raconte l’auteure. Que ce soit pour Catherine ou Malik, la vie n’a pas fait de cadeau et sans se connaître, ils se ressemblent et ont une même quête : celle de tenter de retrouver une raison à leur vie, ne serait-ce qu’un semblant d’espoir en celle-ci.

Ce n’est pas une histoire facile que celle de Toutes les fois où je ne suis pas morte tout simplement parce qu’une bonne partie de ce que ce roman contient vient nous chercher veut, veut pas. Qui n’a pas connu l’espoir de réussir sa vie et ce en tout?  Qui n’a pas connu la désillusion face à certaines attentes qui ne se sont jamais réalisées?  C’est ce que Catherine et Malik vivent chacun de leurs côtés. Ils se rejoignent dans la tromperie, l’incompréhension et le désir de plaire. De plus, l’atmosphère sombre du terrorisme qui plane tout au long de l’histoire fait mal. Déchirant.

Je n’ai pas détesté du tout cette première incursion entre les mots de Geneviève Lefebvre et comme souligné plus haut, je vais assurément lire à nouveau cette auteure. Je ne sais s’il en est ainsi pour ses autres romans mais dans celui-ci son style d’écriture frappe là où il le faut parce qu’autant intense que doux, autant choquant qu’émouvant et j’aime que mes lectures me parlent, m’interrogent et me brassent les émotions. Bref, un roman très bien construit qui ne laisse aucunement indifférent.
À découvrir.

Toutes les fois où je ne suis pas morte, Geneviève Lefebvre
Libre Expression, Montréal, 2017 

Merci aux éditions Libre Expression  

jeudi 6 avril 2017

La veuve, Fiona Barton


La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire. 
Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque. Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime. Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil. 
Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous. Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquillité, même après un acquittement. 
Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus. 

Et voilà que tout va devenir un énorme tourbillon autour de Jane. Les médias vont recommencer à la harceler, principalement Kate Waters qui va finalement obtenir de Jane l’interview qu’elle désire depuis le début de l’affaire. Puis il y a Bob Sparkes le policier chargé de la disparition de Bella et qui va revenir à la charge en désirant savoir ce que Jane cache car il est persuadé qu’elle en sait beaucoup plus qu’elle ne l’a jamais avoué.

En fait, La veuve est écrit sous forme de roman choral d’où les points de vues de Jane Taylor, de Bob Spakes l’enquêteur, de la journaliste, de Dawn Elliott, la mère de la petite disparue, vont se succéder en alternance entre le moment de la disparition de Bella jusqu’au présent suite à la mort de Glen.
Outre les propos de Jane qui nous mènent tout droit à travers un lot de pensées tantôt nous la démontrant hyper protectrice envers son mari, tantôt éprouvant de la colère et de l’incompréhension face aux choses bizarres qu’elle a découvertes, on a droit aux émotions et jugements des autres protagonistes apportant de l’eau au moulin de ce drame dont l’étau va se resserrer pour arriver vers un dénouement plus que surprenant.

Fiona Barton  nous offre une excellente histoire tout autant thriller psychologique que roman noir en nous détaillant témoignages, fausses pistes, non-dits, procès, doutes et souffrances des acteurs principaux face à ce drame à la dimension tragique.  Cette histoire est très bien travaillée, si bien qu’on entre dans celle-ci en ressentant le désir et l’espoir de retrouver Bella et de savoir qui est le maître d’œuvre de toute cette histoire.

Finalement avec La veuve, l’auteure maîtrise parfaitement l’art de raconter autant de lourds secrets que les épreuves continues qui ne laisseront aucun répit à Jane, Bob, Dawn, Kate et même Glen.  Un excellent roman au rythme soutenu. Bref, un thriller qui nous laisse sous une tension dès les premières pages jusqu’au point final. À lire sans modération.

La veuve, Fiona Barton
Fleuve noir, 2017


Merci à Fleuve Éditions et à Interforum Canada  pour l'envoi!

samedi 1 avril 2017

Du neuf dans ma PÀL!

De belles surprises!
Et je suis déjà convaincue de passer de beaux moments au fil de ces nouvelles lectures.


 Guy St-Jean
À 28 ans, Clara de Longueville est une femme comblée qui partage son temps entre son fils et son mari, un chirurgien estimé, et les salonnières qu’elle fréquente par esprit d’indépendance autant que par soif d’apprendre. Mais le 8 août 1688, sa vie bascule. [...]
Dans ce roman riche en rebondissements et en émotions, c’est à la fois la voix de Clara et celle d’Alexis que l’auteure fait entendre d’une plume sensible. Se font aussi entendre les voix des femmes de cette époque, trop souvent honnies et punies par une justice pour qui la parole d’une femme vaut moins que celle d’un homme. 
J'aime beaucoup lire Sergine Desjardins et il me tarde ''d'entendre'' la voix de Clara.
_____________

''Les enfances de Fanny'' représente un cas unique dans les lettres québécoises: un roman «américain», écrit en français, par un Canadien français volontairement exilé à Boston, et qui traite de la vie des Noirs. Cette œuvre de Louis Dantin (pseudonyme d’Eugène Seers) intéresse pour plusieurs raisons. [...] Craignant toutefois le scandale occasionné par ce sujet, Dantin a refusé que ce roman fût publié de son vivant; [...]  Une histoire qui titille ma curiosité!

Paru en 1938, chez Gallimard, ''Les engagés du Grand Portage'' est immédiatement salué comme un chef-d’œuvre. À travers la lutte qui oppose Nicolas Montour et Louison Turenne pour le contrôle du commerce des fourrures dans les pays d’En-Haut, Léo-Paul Desrosiers peint un monde impitoyable où le plus fort l’emporte toujours sur le plus faible. 
****
Née à Tours en 1599, Marie Guyart, mieux connue sous le nom de ''Marie de l’Incarnation'', est une femme d’exception. [...] Cette biographie trace un portrait saisissant d’une pionnière qui a contribué à l’exploration et à la construction du Nouveau Monde. 
J'aime lire l'histoire et encore plus lorsque celle-ci raconte les pionniers/pionnières et surtout lorsqu'il est question des Premières Nations. 
__________

Policier à la retraite, le détective Bill Hodges, héros improbable de Mr. Mercedes et Finders Keepers, gère maintenant une agence de détective privé avec sa partenaire Holly Gibney, auteure du coup à la tête d’Hartsfield qui le mena directement au quartier des lésions cérébrales. Brady s’en souvient également. Quand Bill et Holly sont appelés pour enquêter sur un meurtre-suicide lié au « Massacre à la Mercedes », ils se retrouvent plongés dans leur enquête la plus dangereuse.

Après Mr Mercedes et Carnets noirs, voici enfin le troisième volet de la trilogie Bill Hodges. Pas besoin de vous dire que j'ai hâte de savoir... 

vendredi 31 mars 2017

Daniil et Vanya, Marie-Hélène Larochelle


Il faut se rendre à l’évidence : ces enfants sont différents. Excessifs, fusionnels, perspicaces, les jumeaux exigent des soins singuliers. Mais leur arrivée est un rêve qui se réalise pour Emma et Gregory, et ils sont déterminés à ce que l’adoption réussisse. Daniil et Vanya seront leurs fils.
Eux ne l’entendent pas ainsi.

Et c’est ainsi que Daniil et Vanya vont entrer dans la vie de ce jeune couple qui espérait enfin fonder une vraie famille et ce depuis près de dix ans. Emma et Gregory sont au comble du bonheur mais à peine arrivés à la maison que les agissements des garçons inquiètent les nouveaux parents et plus spécifiquement Emma. Les jumeaux ne démontrent aucune émotion sauf de la colère, ils ne parlent pas, du moins semblent ne pas vouloir apprendre, ils sont froids, ne sourient pas mais selon Gregory, il n’y a pas lieu de trop s’en faire. Les jumeaux sont simplement intimidés car Emma et lui ne sont qu’encore des étrangers après tout.

Mais les jours passent, les mois se succèdent et les garçons ne leur démontrent que très peu d’intérêt sauf l’un pour l’autre. Daniil et Vanya ne se laissent pas d’un iota, ils font tout ensemble même que parfois on croirait qu’ils ne sont qu’un. Deux jeunes garçons aux habitudes troublantes  provoquant de plus en plus d’étranges incidents et l’inquiétude s’installe profondément dans l’esprit des parents adoptifs les menant plus souvent qu’autrement sur le chemin de la discorde.

Puis les années vont passer et on va retrouver les jumeaux à l’âge de seize ans encore plus froids, distants aux agissements de plus en plus bizarres. Finalement,  Emma et Gregory vont en voir de toutes les couleurs en étant loin de se douter que l’avenir serait pire encore.

Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai eu crainte de me retrouver dans une histoire à la trame prévisible. Mais au fil des pages, je ne pouvais lâcher le roman tellement je voulais savoir jusqu’où Daniil et Vanya allaient me mener! Puis au fil de l’histoire,  l’atmosphère s’alourdie  en laissant s’étendre tranquillement une tension au parfum de noir et même sordide par moment. Faut dire que l’auteure écrit bien et sa façon de laisser s’installer le drame est très habile ce qui ajoute au désir d’en savoir plus même si on s’attend au pire.

Des personnages troublants, certains  vulnérables, d’autres inconscients, une tension constante sous un suspens autant étrange que captivant. Bref, pour son premier roman, Marie-Hélène Larochelle a réussi le pari d’une histoire accrocheuse.

Daniil et Vanya, Marie-Hélène Larochelle
Québec Amérique, Montréal, 2017

Merci aux éditions Québec Amérique

mercredi 29 mars 2017

Carnets noirs, Stephen King


En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

Avant de me mettre à la lecture du troisième volet de la trilogie Bill Hodges, je viens vous partager mon ressenti sur Carnets noirs, deuxième partie de cette série. Avant tout, bien que les deux premiers tomes puissent être lus indépendamment, je me permets de vous conseiller de lire tout de même Mr Mercedes histoire de vous mettre dans le bain et de mieux apprécier cette suite.

Bon je ne m’avancerai pas trop dans les détails de ce deuxième volet mais laissez-moi vous dire que Carnets noirs se lit bien, même très bien et dès les premières lignes on entre dans un univers dans lequel le pouvoir de la littérature prend vraiment un côté sombre et King s’en donne à cœur joie. Semblable à l’intrigue de son excellent Misery l’auteur offre une première partie très intéressante qui va parfaitement s’emboîter avec la seconde partie et dans laquelle on va retrouver notre bon Bill Hodges, Holly et Jérome suite aux événements de Mr Mercedes.

Ce deuxième tome est vraiment bien construit, le rythme va bon train et de nouveaux personnages, notamment Morris le psychopathe et le jeune Peter Saubers, ajoutent à l’intrigue qui nous mène tout droit au travers meurtres, obsession et folie.
Je n'ajouterai rien à ce petit billet sauf que Carnets noirs est un très bon thriller jouant autant dans la psychologique que dans le roman noir. Un tome deux qui ouvre la voie vers une finale qu’il me tarde de découvrir dans Fin de ronde.

Carnets noirs (Mr Mercedes tome 2), Stephen King
Albin Michel 2016

Autres romans de l'auteur sur ce blogue:
22/11/63 - Ça - Cycle de La Tour sombre - Dôme - Joyland - La ligne verte - Le bazar des mauvais rêves - Mr Mercedes - Nuit noire, étoiles mortes - Rose Madder - Running man

jeudi 23 mars 2017

Jurée No 9, Claire Cooke


À peine remise de sa dernière enquête, Emma Clarke est aux prises avec un nouveau meurtre. Carmen Lopez, assistante à la galerie d'art ''On aura tout vu!'', est retrouvée sans vie dans son salon. Très vite, l'affaire tourne au triangle amoureux impliquant un illustre avocat et son épouse. Mais alors que tous les indices mènent vers une seule personne et que le procès se met en branle, les doutes refont surface, pointés par une troublante jurée.

Mon avis
D’emblée, j’avoue que j’avais hâte de retrouver cette enquêtrice dont la première affaire criminelle dans Le Cruciverbiste m’avait fait passer de beaux moments et laissez-moi vous dire que cette deuxième rencontre avec Emma m’a vraiment conquise.
Cette fois Emma Clarke, en vacances à Londres, devra écourter celles-ci et reprendre du service afin de résoudre un meurtre dont la majorité des indices désignent l’épouse d’un avocat célèbre comme suspecte principale. De plus, sous les ordres d’un patron par intérim, Emma va devoir travailler avec un nouvel équipier qui ne lui est pas tout à fait inconnu. Au contact de ce nouveau partenaire, Emma devra non seulement résoudre ce crime mais suivre une thérapie afin de combattre certains démons qui la rongent et vaincre cette tension qu’elle éprouve autant au travail que dans sa vie privée.
Bon ici je vais user de parcimonie et ne pas trop détailler de peur d’en dévoiler à l’excès et de gâcher le plaisir de la découverte.
Cependant je me permets d’ajouter qu’au début l’enquête policière n’a rien d’exceptionnelle mais, de fil en aiguille, elle s’impose de plus en plus et dès les premières scènes du procès, l’intrigue captive jusqu’au point final.

Faut dire qu’avec ce second volet des enquêtes d’Emma Clarke, Claire Cooke confirme son talent d’auteure. Elle a su très bien faire en construisant l’intrigue doucement et en déposant une atmosphère mystérieuse sous les traits de la jurée no 9.  De plus, l’auteure en nous présentant une Emma plus vulnérable et en insérant à ses côtés des personnages aux caractères mensongers, manipulateurs et même, pour certains, très sympathiques, elle ajoute une partie psychologique importante sans pour autant nuire au déroulement de l’histoire. Bien au contraire, j’ai trouvé cette façon de faire pertinente autant pendant le déroulement de l’enquête que durant la tenue du procès.

Bref, Claire Cooke réussit un bel équilibre entre les facettes psychologiques et judiciaires et nous mène avec brio entre les pages d’une histoire pas trop compliquée mais captivante à souhait. Finalement, Jurée no 9 est à lire sans modération et, personnellement, j'attends son prochain roman avec impatience.

Jurée No 9, Claire Cooke
Éditions Goélette, 2017

Autre roman de l'auteure sur ce blogue: 
Le Cruciverbiste