mardi 23 mai 2017

Pivot, Marie-Ève Cotton


Dans l’unité psychiatrique de l’hôpital Sainte-Marie, à Montréal, Hadrien Jalbert, alias Pivot, attend la fin d’un énième enfermement injustifié manigancé par l’organisation secrète qui le persécute depuis des années. Ses compagnons d’infortune, eux, sont bel et bien fous. Il y a Jésus, un jeune Haïtien persuadé d’être le Christ, le Chat de ruelle, clochard sans âge qui converse avec des gnomes invisibles, Jonathan Livingston, interné après avoir voulu s’envoler du pont Jacques Cartier et, surtout, Mary, une Inuite du Nunavi, hantée par les mourants qu’elle entend hurler dans les murs. Pivot, qui doit son surnom à son éloquence, ne trouve par les mots pour la réconforter.

Eh bien, quelle belle découverte que ce premier roman de Marie-Ève Cotton. D’entrée de jeu je ne vous cacherai pas que dès les premières lignes j’ai été fascinée, que dis-je; plutôt hypnotisée par ce beau fou de Pivot, personnage central de ce roman. Pivot et son étrange folie, celle de croire qu’il est persécuté par le Système, obsession de plus en plus présente au fil de l’histoire.

Derrière ce personnage de Pivot, l’auteure nous raconte non seulement la folie mais aussi l’être humain et surtout ce qui a bien pu mener cet homme vers ce trouble psychotique de plus en plus persistant. Au fil de l’histoire, on fait la rencontre des compagnons ''d’enfermement'' qui gravitent autour de Pivot que leurs folies lui semblent bien plus importantes et qui lui font dire que lui il n’est pas fou point à la ligne. Petit à petit on apprend à connaître ses amis dont Jésus, jeune haïtien qui se dit être le Christ en personne.  Puis il y a Jonathan Livingston dont la folie le mène à être dangereux envers lui-même et il y a le clochard, surnommé le chat de ruelle qui ne cesse de parler à ses amis imaginaires.
Finalement, il y a Mary qui entend des voix la suppliant de leur venir en aide! Mary belle Inuit pour qui le cœur de Pivot va battre de plus en plus fort et qui va tenter de l’aider au point de lui faire oublier ses propres divagations. Mais un drame va tout changer et va bouleverser chaque patient de l’unité psychiatrique principalement notre bon Pivot.

Un très bon roman que nous offre cette jeune auteure et elle sait de quoi elle parle car son métier premier est d’être psychiatre. Marie-Ève Cotton écrit bien et a su, de manière intelligente, parfaitement bien doser son récit en témoignant d'une réelle empathie autant envers ses personnages atteints de problèmes mentaux qu’envers ceux qui les soignent et les entourent.

Elle a su éviter les côtés plus cliniques pour s’en tenir aux côtés plus humains et c’est fort réussi.  De plus; même si le sujet dans les faits comprend des moments difficiles et troublants, l’auteure n’a pas hésité à déposer des parcelles d’humour ce qui fait que son roman vient nous chercher sans jamais être déprimant.  Il faut dire que la très grande authenticité de ses personnages ainsi que le naturel de leurs échanges y sont pour beaucoup et tout ça, mit bout à bout, a contribué à me faire vraiment aimer ce roman et je souhaite sincèrement relire à nouveau la plume de cette auteure de talent.

Pivot, Marie-Ève Cotton
VLB éditions, 2017


Merci à VLB éditeur et à Véronique Déry pour l'envoi

mardi 16 mai 2017

Pour faire le portrait d’un poète...


Avec ce collectif, Normand Baillargeon donne la parole à des passionnés qui se sont reconnus dans ce poète éloquent, ce dramaturge engagé, ce scénariste nuancé, ce collagiste éclaté, bref en cet artiste multidisciplinaire qui ne s’est laissé arrêter par aucune barrière ni aucune norme.

J’ai toujours aimé lire les mots de Prévert tout simplement parce qu’au fil de ses écrits on sent la beauté et la bonté de cœur de ce grand poète.  Chaque écrit est un hymne à la vie, à ce monde, cette terre, cette nature qu’il a toujours aimés, qu’il a toujours défendus à sa façon. Et les mots de Prévert me touchent, m’émeuvent et me bouleversent car lire Prévert, c’est de l’émotion à chaque vers mais surtout c’est du bonheur à l’état pur.
Dans Pour faire le portrait d’un poète (Hommage du Québec à Prévert) sous la direction de Normand Baillargeon, des amoureux et amoureuses de ce magicien des mots nous offrent, soit en quelques lignes, soit en dessins, illustrations ou collages, pas seulement leur propre petit portrait du poète mais aussi leur hommage bien personnel à cet auteur, grand taquin des mots qui les a inspiré, chacun/chacune, à sa manière.
Un très beau portrait/hommage rempli de douceur et d’amour pour ce passionné, passionnant et immortel Prévert.

C’est pas seulement ma voix qui chante, c’est d’autres voix, une foule de voix . 
Jacques Prévert, Cri du cœur

 Petits extraits

La poésie de Prévert est à toute épreuve : elle résiste aux chocs, à la foudre, à l’analyse et aux modes. […] Prévert t’apostrophe comme un vieux copain, d’un bord à l’autre de la rue, parce qu’il en a une bonne à te conter. Parfois, tu ris. Parfois, tu pleures, Parfois, tu rages. Mais toujours tu te rappelles pourquoi il est ton copain.  Christian Vézina -P.29

Et toute la vie tu vas garder la musique de Prévert. Sa tendresse pour ce qui est simple, pur et perdu.  Kateri Lemmens- P.124

Pour faire le portrait d’un poète
(Hommage du Québec à Prévert)
Collectif sous la direction de Normand Baillargeon
Québec Amérique, 2017

Avec les mots de...
Normand Baillargeon - Éric Cornellier - François Gravel - Simon Jodoin - Paul Lefebvre - Kateri Lemmens - Yves Lever - Yann Perreau - Rodney Saint-Éloi - Michel Saint-Germain - Chantal Santerre - Claude Vaillancourt - Stéphane Venne - Christian Vézina

Avec les toiles, collages et dessins de...
Annie Claudine - Véronique Borboën - Stéphane Delaprée - Virginie Egger - Éric Godin - Normand Hamel - Sylvie Léonard - Lousnak - Caroline Mathieu Banville - Johanne Picard

Merci aux éditions Québec Amérique

vendredi 12 mai 2017

Au grand soleil cachez vos filles, Abla Farhoud



Les Abdelnour ont passé près de quinze ans au Québec avant que le père ne les force à rentrer au pays natal, le Liban. Après quelques mois d'émerveillement devant le paysage lumineux de la côte, il leur faut bien s'installer dans leur nouvelle vie, apprendre les codes culturels, s'inventer un avenir. Pour la jeune Ikram, profondément attachée à l'indépendance et à la liberté dont elle jouissait en Amérique, l'épreuve est particulièrement ardue. Dans la chaleur entêtante et sous le regard oppressant des hommes, comment rester fidèle à ses ambitions? Comment exercer son métier de comédienne dans un monde ou « actrice » est synonyme de « putain »? Au Grand Soleil, comment s'épanouir sans se brûler?

Je viens de terminer ce très beau roman et je ne sais absolument pas ce que je vais en dire, tout simplement parce que j’ai peur de ne pas lui rendre justice à sa juste valeur.

C’est ma première lecture des mots de Abla Farhoud et laissez-moi vous dire que cette auteure a une plume superbe et maîtrise parfaitement bien le propos de son roman que dès les premières lignes on ressent aisément les émotions des personnages comme si on était là à leurs côtés.

Et parlons-en des personnages de ce roman choral. Ces membres d’une même famille qui, immigrés au Canada, retournent dans leur pays d’origine; le Liban afin d’y rejoindre le reste de la famille déjà revenue au pays depuis quelques années. À tour de rôle, Faïzah, Adib et Ikram nous racontent leur retour en ce lieu natal, leurs joies bien sûr de revoir leur famille mais aussi leurs peines et déceptions face à ce pays qui n’est plus vraiment le leur. Un vrai choc culturel et l’adaptation est plus que difficile principalement pour les filles de la famille Faïzah et Ikram, bien qu’Adid le frère mystérieux et solitaire, connaîtra lui aussi le dépaysement total.

Au fil des pages on suit les pas de ces trois personnages mais d’autres protagonistes sont tout autant intéressants notamment l’oncle Youssef qui dépose de temps à autre ses impressions vis-à-vis les membres de la famille Abdelnour. Petit à petit, on en apprend plus sur Faïzah, Adib et Ikram mais également sur la vie au Liban des années soixante, sur les us et coutumes de ce pays du Moyen Orient.

Au grand soleil cachez vos filles est un excellent roman dont l’histoire est bouleversante et par laquelle on découvre une famille d’immigrants dont certains membres vont devoir réapprendre leur pays d’origine en tentant de donner un sens à leur nouvelle vie.

Bref, un roman écrit avec sensibilité par une auteure qui sait parfaitement bien dépeindre  toutes les émotions et sentiments que vivent ses personnages tout au long de leur parcours respectif. Une histoire d’immigration, de retour aux origines mais par-dessus tout un récit où la femme dans un Liban trop borné n’a aucun droit à l’émancipation. Émouvant.

Au grand soleil cachez vos filles, Abla Farhoud
VLB Éditeur, 2017

Merci à VLB éditeur et à Marie-Josée Martel pour l'envoi.

mardi 9 mai 2017

Des p'tits nouveaux...


Pivot, Marie- Ève Cotton
Éditions VLB
Dans l'unité psychiatrique de l'hôpital Sainte-Marie, à Montréal, Hadrien Jalbert, alias Pivot, attend la fin d'un énième enfermement injustifié manigancé par l'organisation secrète qui le persécute depuis des années. Ses compagnons d'infortune, eux, sont bel et bien fous. Il y a Jésus, un jeune Haïtien persuadé d'être le Christ, le Chat de ruelle, clochard sans âge qui converse avec des gnomes invisibles, Jonathan Livingston, interné après avoir voulu s'envoler du pont Jacques-Cartier et, surtout, Mary, une Inuite du Nunavik hantée par les mourants qu'elle entend hurler dans les murs. 

L'autre Jeanne, Marie Laroque
Éditions VLB
Montréal, 1988. Jeanne Fournier sort de centre d'accueil et rêve d'écriture et d'évasion. Sur un coup de tête, elle envoie un manuscrit autobiographique à une maison d'édition et s'enfuit en Europe, seule et sans bagage.[...]
Dans ce roman qui mêle le journal de voyage à un récit familial lucide et touchant, Marie Larocque nous entraîne à la rencontre d'une galerie de personnages étranges et attachants, parfois cruels, mais toujours humains et furieusement romanesques.

La mémoire du temps, Mylène Gilbert Dumas
Éditions VLB
Virginie Constantineau mène une existence d'écrivaine solitaire au fin fond des Cantons-de-l'Est. Au hasard d'une transaction avec un bouquiniste, elle se voit confier un étrange papyrus. Elle découvre vite que ce texte ancien traîne la mort dans son sillage.
Curieuse, puis fascinée, la romancière quitte sa vie rangée pour remonter la piste de Nicolas Gustave, défunt professeur d'histoire du christianisme suspendu par son université dans les années 1980 pour ses thèses audacieuses, à la limite de l'hérésie. [...]


La femme de Berlin, Pauline Vincent
Éditions À Lire
Si la comtesse Claire von Ems - née Grenier - a fui l'Allemagne nazie au printemps 1939 avec sa fille Lydia pour revenir au Québec, ce n'était pas tant en raison de l'imminence de la guerre que pour préserver l'honneur de sa famille : Lydia, enceinte, n'a jamais voulu dévoiler le nom du père de l'enfant!
Or, à Montréal, où est né le petit Pierre peu après le début de la Deuxième Guerre mondiale, les deux femmes, en raison de leur citoyenneté, sont arrêtées par la Gendarmerie Royale et brutalement interrogées : Hanz von Ems, le mari de Claire, n'est-il pas un homme important en Allemagne, et Karl, le frère de Lydia, un soldat du IIIe Reich?[...]

L'Imprévu,  Christopher A. Bohjalian
Le Cherche-Midi
Avec ce roman passionnant, Chris Bohjalian montre comment une vie apparemment sous contrôle peut basculer d'un seul coup. [...] ''L'imprévu vous cloue à votre fauteuil et vous mène d'un seul tait à la dernière page''.

Helle, it's me, une vie d'Adèle, Véronique Chalmet 
Éditons :Hors Collection
 Artiste hors norme qui, à 27 ans, a vendu 100 millions de disques et a remporté 10 Grammy Awards. Adele est un phénomène unique en son genre.
Partie de rien, de nulle part, elle semble toujours la première à s'émerveiller de cette réussite à l'échelle planétaire. Elle le clame dans ses interviews mais la réalité est bien plus complexe. La star n'a rien d'une poupée fabriquée par le show-biz.

Le refuge des souvenirs, Mary Marcus
Presses de la Cité
Au cours de l'été brûlant de 1963, la ségrégation fait rage dans la petite ville de Murpheysfield. Mary Jacob, douze ans, mal aimée par sa famille, trouve refuge auprès de Lavina, la cuisinière noire, qu'elle considère comme sa mère. Mais, lors d'incidents raciaux, la domestique est tuée. Mary Jacob, choquée, oubliera tout de cette période de sa vie. Des décennies plus tard, apprenant que son père est mourant, Mary Jacob retourne dans sa Louisiane natale. 

jeudi 4 mai 2017

Le châtiment de Clara, Sergine Desjardins

À 28 ans, Clara de Longueville est une femme comblée qui partage son temps entre son fils et son mari, un chirurgien estimé, et les salonnières qu'elle fréquente par esprit d'indépendance autant que par soif d'apprendre. Mais le 8 août 1688, sa vie bascule. Clara subit les horribles outrages d'un collègue de son mari. Peur, honte, amnésie, angoisses et problèmes sexuels hantent désormais chaque instant de sa vie. Victime, elle est pourtant considérée comme coupable. Un cortège de juges la condamne, voyant dans la grossesse qui résulte du viol une preuve de plus pour la faire enfermer dans l'établissement le plus sordide de Paris: La Salpêtrière. Personne ne la croit innocente, à part ses grands-parents et le greffier Alexis Mondor. […]

J’aime bien lire les romans à saveur historique, particulièrement en cette période du 17E siècle, époque où il était dur et difficile d’être une femme, où la parole féminine n’avait aucune valeur. Par-dessus tout cette période était très sombre et l’obscurantisme était sans contredit de mise particulièrement en ce qui avait trait à la justice. Et dans Le Châtiment de Clara, l’auteure nous le démontre parfaitement par l’histoire de Clara de Longueville qui sera victime de viol et qui devra se battre, se débattre puis vouloir tout laisser tomber devant les conventions de l’époque. Mais Clara de Longueville, au plus profond d’elle-même étant une féministe avant l’heure et appuyée par des gens de cœur, aura la détermination et le courage de braver tous les postulats et connivences de ces lois érigées par les hommes de pouvoir et de religion.

Le Châtiment de Clara est une fiction oui mais l’auteure a fait un travail de moine afin de relater plusieurs faits se rapportant aux aspects juridiques du 17E siècle, concernant particulièrement le viol et comment les femmes victimes d’un tel acte étaient immédiatement coupables et traitées de personnes immorales et indignes.

Le propos de ce roman bouleverse et ne peut laisser indifférent. En tant que femme ce qu’a subit le personnage de Clara m’a révoltée. Traitée comme une moins que rien, sans droit de parole, d’opinion et de justice ce qu'a vécu cette femme est atroce.  Car non seulement elle a subit le viol mais bien d'autres outrages également tout comme toutes celles qui doivent se taire, subir et endurer car aux yeux de l’homme elles ne sont que de simples objets. C’est révoltant et j’ai passé par plusieurs gammes d’émotions durant cette lecture. Mon cœur s’est serré à quelques reprises tellement certains faits sont venus me chercher.

Sergine Desjardins écrit bien et sait parfaitement glisser ses mots à la bonne place afin qu’ils atteignent le but désiré comme celui de nous faire réfléchir sur ce qu’était la condition féminine il y a quelques siècles autant à Paris qu’en Nouvelle-France et, qu'au bout du compte, sur plusieurs points comme la culture du viol par exemple, certaines mentalités et religions ont encore bien du chemin à parcourir. À lire vraiment.

Le châtiment de Clara, Sergine Desjardins
Éditions : Guy St-Jean, 2017
Merci aux Éditions Guy Saint-Jean pour l'envoi.

Autre roman de l'auteure sur ce blogue: 
Marie Major


samedi 29 avril 2017

La mort est ma maison, Florence Meney


Derrière la façade lisse de leurs vies ordinaires, rurales ou citadines, les protagonistes de ce recueil de nouvelles cachent tous des blessures et surtout des secrets, souvent très sombres. Que leur monde soit contemporain ou ancré dans un futur imaginé, qu'ils soient meurtris par une enfance déchirée, par des décennies de solitude ou par l'abandon, qu'ils nourrissent leur vengeance née d'une trahison amoureuse, tous racontent leur histoire par petites touches étonnantes, dans une fresque résolument noire.

Après avoir lu son roman L’encre mauve et quelques-unes de ses nouvelles dans divers collectifs d’auteur(e)s,  je ne voulais pas manquer ce dernier rendez-vous avec la plume de Florence Meney et laissez-moi vous dire que cette autre rencontre m’a fait passer un bon moment de lecture.

Faut dire que Florence Meney sait très bien y faire avec la nouvelle et les histoires qu’elle nous offre dans La mort est ma maison nous le prouvent sans peine. Qu’elles soient courtes ou plus étendues, chacune de celles-ci comporte ses instants particuliers mais se rejoignent vers un thème plutôt sombre par lequel la vie apporte plus souvent qu’autrement des événements qui dérangent et bousculent en reprenant, souvent brutalement, les petits bonheurs qu’elle offre parfois. Autrement dit, la majorité des onze nouvelles de ce recueil ne raconte pas la joie de vivre mais des moments beaucoup plus malheureux.

Des cœurs blessés peuplent ces histoires, rien n’y est vraiment rose mais n’ayez crainte, ce n’est pas glauque ni sanguinaire et c’est bien écrit. Je vous le dis, l’auteure sait faire et bien que plusieurs des histoires de ce recueil basculent vers les côtés plus sombres de la vie des personnages les meublant, certaines comme Le dernier amant, Tandem et Seul apaisent et nous accrochent le sourire aux lèvres.

Au final, La mort est ma maison, malgré ses récits pas très gais, est un ouvrage intéressant qui se lit très bien et je n’hésite pas à vous en conseiller la lecture.

La mort est ma maison, Florence Meney
Expression noire, 2017

Merci aux éditions Libre expression et à Marie-Josée Martel pour l'envoi.

Autres ouvres de l'auteure sur ce blogue:
L'Encre mauve - Comme chiens et chats (Collectif proposé par Florence Meney)

vendredi 28 avril 2017

Des p'tits nouveaux dans ma PÀL

Au grand soleil cachez vos filles, Abla Farhoud
Les Abdelnour ont passé près de quinze ans au Québec avant que le père ne les force à rentrer au pays natal, le Liban. [...]Pour la jeune Ikram, profondément attachée à l'indépendance et à la liberté dont elle jouissait en Amérique, l'épreuve est particulièrement ardue.
C'est mon père qui prend la parole. Les mots sortent difficilement de sa bouche, comme s'il n'avait jamais parlé de sa vie. « Tu sais, ma fille, nous sommes au Liban... Nous espérions que... » Je le laisse se dépêtrer, je sais ce qu'il va me dire. Je les regarde et j'attends. « Tu le sais, ma fille, au Liban... une fille de bonne famille ne joue pas au théâtre. »


Pour faire le portrait d’un poète
Hommage du Québec à Prévert
Collectif proposé par Normand Baillargeon
C’est pas seulement ma voix qui chante, c’est d’autres voix, une foule de voix 
Jacques Prévert, Cri du cœur
Avec ce collectif, Normand Baillargeon donne la parole à des passionnés qui se sont reconnus dans ce poète éloquent, ce dramaturge engagé, ce scénariste nuancé, ce collagiste éclaté, bref en cet artiste multidisciplinaire qui ne s’est laissé arrêter par aucune barrière ni aucune norme.

Et l’avenir était radieux, Bernard Dionne
Mathilde, David et Pierre rêvent de justice et de solidarité dans un monde qui s’enfonce dans la crise économique et dans la guerre. À Montréal, où ils adhèrent à l’idéal communiste, ils sont traqués par la police et par les hordes nazies d’Adrien Arcand. Aspirés par le combat mondial contre le fascisme, ils rejoindront les républicains, en Espagne, où sévit une impitoyable guerre civile qui fera plus de six cent mille morts entre 1936 et 1939.

Underground, SL Grey
Un virus mortel s’abat sur l’Asie et décime les populations en un temps record. Alors que l’épidémie s’étend et plonge le monde entier dans le chaos, une minorité – des survivalistes – s’est préparée à cette menace. Ils sont cinq familles à avoir investi dans ce qu’on appelle le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance, censé les protéger de tout danger mortel. 
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme.

Zanzara, Paul Colize 
Fred, 28 ans, est journaliste. Membre d’une team de jeunes pigistes web, il rêve de gloire et de signer un article papier qui fera date.
La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie.
Fred se sent vivre quand il flirte avec les limites.
Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour où il reçoit un coup de fil à la rédaction.