lundi 5 juin 2017

De la confiture aux cochons, Véronique Marcotte


Madeleine se retrouve au milieu d’une route déserte, passé les lignes américaines, les mains tachées de sang. Elle ne se souvient de rien. Élyse rentre travailler à la taverne et s’inquiète de n’avoir aucune nouvelle de son amie Simone, partie quatre jours auparavant à New York avec le besoin de faire le deuil de sa mère. Les deux disparues découvriront bientôt à quel point leurs destins sont liés.

Qu’est devenue Simone suite au décès de sa mère? Que s’est-il passé pour que Madeleine perde ainsi la mémoire? Quel est le lien entre ces deux personnages l’une partie pour New York et l’autre en route vers Key West?  Dès les premières pages ces questionnements se bousculent mais Élyse, la meilleure amie de Simone, s’inquiétant du silence de celle-ci, fait part de ses craintes à Robert, ancien policier et ami commun des jeunes femmes, et celui-ci va tranquillement faire enquête afin de retracer Simone.

Au fil des chapitres, les voix de Simone, Élyse, Robert, se multiplient et lentement, d’un personnage à l’autre, l’histoire se déroule au gré des émotions et de la diversité de chacun des protagonistes. Leurs différents points de vue nous dévoilent le cheminement de Simone mais aussi les difficiles moments que vivent les membres de l’entourage proche de la jeune femme comme son père et sa grande amie Élyse. Pour eux comme pour Simone, le deuil, la douleur de la séparation, la perte d’un amour ou d’une amie blessent et laissent  l’empreinte d’une lourde tristesse.

Bien écrit, simplement et avec justesse, De la confiture aux cochons est un beau roman. De plus, l’auteure n’hésite aucunement à jouer avec efficacité sur la psychologie de ses personnages et en particulier sur celui de Simone qui choisit la fuite pour appeler à la remise en question de sa propre vie face à la douleur de la perte de sa mère et surtout face à ce sentiment d’abandon qui ne la quitte pas et qui lui gruge le cœur.
Certes, le récit bouleverse mais il est à l'image de la vie qui a aussi ses côtés fragiles et dramatiques malheureusement. Bref, cette histoire est belle et émouvante à la fois et ne laisse aucunement indifférent.

De la confiture aux cochons, Véronique Marcotte
Québec Amérique, 2017

Merci aux éditions Québec Amérique

6 commentaires:

Dominique Blondeau a dit...

Vous êtes indulgente avec beaucoup d'auteurs-es, ce que j'admire en vous. C'est le genre de roman qui ne m'attire absolument pas. À part ça, je vous souhaite une très bonne soirée ou une bonne journée, c'est selon.

Marie-Claude a dit...

L'intrigue me plaît. Et, si en plus il s'agit d'un roman choral... Bref, je le note. Merci pour la découverte, douce dame.

Marion a dit...

Beaucoup de sensibilité dans ce roman semble-t-il; ça me plaît ! :)

Suzanne a dit...

@ Dominique

Euh je ne suis pas toujours indulgente avec les auteurs c'est un hasard si ces derniers temps mes lectures me plaisent à différents ''degrés''. Il m'arrive de ne pas aimé et même d'abandonner certaines lectures. Pour ces dernières je n'en parle pas car, lorsque j'abandonne une lecture en cours, je considère que je n'ai pas à chroniquer sur celle-ci car, ne l'ayant pas terminer, mon jugement ne serait pas juste. Belle journée gentille dame.

Suzanne a dit...

@ Marion

Sensibilité, humanité et malheureusement de la tristesse. Bonne future lecture.

Suzanne a dit...

@ Marie-Claude

J'ai hâte déjà de savoir ce que tu en auras pensé. Bonne future lecture gentille Marie-Claude.